Lucie Marchand, artiste visuelle | Ombres portées – Casting Shadows – 2016…
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Ombres portées – Casting Shadows – 2016… Catégorie: animation, Photographie, Vidéo, work in progress

Avec le projet Ombres portées – Casting Shadows 2016…, je cherche à représenter l’expérience d’être là de mes multiples dérives contemplatives de la même berge d’un lac. Une décennie de rencontres qui me transportent dans une sorte d’atemporalité; un temps présent infini depuis le début de la photosynthèse. Plus que la trace, l’indice, l’ombre, le reflet, que le « ça a été » ou la magie, ou alors l’inframince de son apparition, je tente l’utopie de capturer tout cela vers la transmission du réel fugitif d’avant la photographie. Tout mon cheminement est lié à ce paradoxe. Un tourbillon tranquille qui nourrit mon jeu de création.

L’installation serait aussi éphémère. Magnifiée par l’échelle humaine et celle du lieu de projection; sur un écran suspendu, des ombres de spectateur passent dans le faisceau. Aperçues, elles dévoilent les matières de l’écran. Des postes assignés d’écoute et de contemplation sont là. Les passages mécaniques de l’ombre d’une nageuse s’ajoutent à ceux dans la vidéo. Il y a des ritournelles de chants d’oiseaux devenus numériques et des silences.

J’ai obtenu du centre d’artiste montréalais OBORO un soutien du laboratoire nouveaux médias pour la location d’équipements d’enregistrement sonore. Grâce à ce soutien, j’ai pu enregistrer le chant printanier (2017) des oiseaux et des grenouilles et des ouaouarons (2019) pour la bande-son. J’ai aussi obtenu un soutien pour la mise en espace de l’installation en 2020. Comme je n’ai reçu aucun soutien escompté pour financer la deuxième partie de la mise en espace. Je serai peut-être obligé de faire autrement, comme à l’habituel.

J’ai obtenu un soutien du Groupe Intervention Vidéo (GIV) pour la coproduction de la vidéo OpCS 2016… Grâce à ce soutien, je pourrai terminer le montage d’ici quelques mois. J’en suis ravie.

Arthur Gaumont-Marchand (alias Robert Robert) a accepté de composer avec moi la bande-son. J’en étais très très contente! Cependant une tournée l’a fait s’envoler.

Récemment, je décidais d’animer les cheveux de la nageuse à l’encre de Chine. Et de créer un fondu au noir avec les cheveux devenus serpents qui s’étirent tels une méduse qui grossit pour envahir l’image. Une rencontre à propos, Éclipse de Marie Brassard, m’a fait entendre le poème récité à 4 voix Fast Speaking Woman d’Anne Waldman. … « woman combs snakes out of her hair »… J’en suis avivée.

La vidéo est pratiquement terminée. La version finale devrait être disponible en octobre 2020…si tout va bien.